“Quel que soit le niveau difficulté, la passion aidera à se surpasser en tout temps ”- Blog - Esseyi
La parole aux étudiants #3 Sorrel : “Quel que soit le niveau difficulté, la passion aidera à se surpasser en tout temps ”

La parole aux étudiants #3 Sorrel : “Quel que soit le niveau difficulté, la passion aidera à se surpasser en tout temps ”

Le 7/25/2021

Sorrel a partagé à Esseyi son expérience d’étudiant congolais au Maroc. Découvrez notre interview :

Bonjour Sorrel, d’où viens-tu et quel âge as-tu ? 

Je suis âgé de 23 ans, je suis originaire du Congo Brazzaville.

Quelles études suis-tu ?

Je suis étudiant en 4e année de cycle ingénieur en Génie civil.

Peux-tu nous détailler ton parcours d’étudiant ?

Après l’obtention de mon baccalauréat scientifique (c) au Complexe scolaire Amis de Julien (Brazzaville) en 2016, j’ai résolu de me rendre à Casablanca (Maroc) afin de suivre une formation en Ingénierie civile d’une durée de 5 ans.

Pourquoi avoir choisi ce pays ?

Mon choix du Maroc a été effectué en adéquation avec mes aspirations professionnelles futures. En effet, ce pays, en plein développement infrastructurel, nous offre de nombreuses opportunités relatives à notre apprentissage (stages, visites de chantiers…) conciliant ainsi les notions théoriques apprises en cours à la pratique.

Comment t’es-tu orienté il y a quelques années vers cette voie ?

Mon orientation vers le Génie civil a été influencé par mes aspirations professionnelles futures. En effet, désireux d’apporter ma pierre à l’édifice du développement infrastructurel de mon continent et de mon pays le Congo en particulier, c’est tout logiquement que j’ai pris la résolution d’embrasser ce secteur afin d’atteindre cet objectif qui m’est si cher.

Quels conseils donnerais-tu aux lycéens pour s’orienter vers la formation qui leur correspond ?

Aux lycéens, je prodiguerais comme conseil de choisir comme formation ce par quoi ils sont passionnés. En effet, quel que soit le niveau difficulté auquel ils seront confrontés, leur passion les aidera à se surpasser en tout temps et parvenir ainsi à l’atteinte de leurs objectifs.

As-tu rencontré des défis pour étudier à l’étranger ?

Oui, j’en ai rencontré quelques-uns… Au départ, il m’a été assez difficile de m’adapter aux conditions climatiques et de vie qui prévalent ici au Maroc. En effet, contrairement à mon pays, en période scolaire, il fait très froid à Casablanca. Il m’a été assez difficile de m’adapter à ce changement assez soudain, surtout qu’il fallait me lever très tôt pour emprunter le tramway afin de me rendre à l’école.

Y a-t-il des personnes, une communauté, des lieux de rencontre ou des groupes sur les réseaux sociaux qui t’aident dans tes études dans ce pays ? 

Oui, entre collègues de classe, nous avons créé une plateforme nous permettant d’échanger autour des notions relatives au Génie civil. En marge de cela, je dispose également de nombreux mentors qui m’apportent au quotidien de nouvelles informations propices à la formation.

Comment as-tu financé ce grand projet d’étude dans ce pays ?

La formation actuelle est financée par mes parents.

As-tu une anecdote à nous raconter sur ton parcours de jeune étudiant en Afrique ?

Oui… j’en ai quelques-unes.

Lorsque nous étions en 2e année de classes préparatoires, des collègues et moi avions pour habitude nous rendre à l’école durant les week-end afin d’effectuer des révisions en vue des devoirs surveillés que nous avons le lundi de chaque semaine. Parmi les matières à réviser, nous avions l’analyse numérique, qui nous semblait assez difficile au départ. Ainsi, lorsque nous ne comprenions pas un exercice, on essayait d’en mémoriser la correction afin de se préparer en conséquence au cas où cela viendrait à l’examen. Nous avons appelé cette façon de faire Boileau. Après l’épreuve, si l’exercice mémorisé revenait, lorsqu’on se rassemblait, nous nous taquinions en disant « Le Boileau a marché ».